|
mercredi 23 septembre 2009
Le
secrétaire d'État chargé des transports fait savoir, dans une réponse
ministérielle, qu'à la suite d'un accident causé par un chauffeur de
car dont le permis faisait l'objet d'une invalidation, un groupe de
travail a été chargé d'étudier l'opportunité de mettre en place un
dispositif d'information des employeurs concernant la situation du
permis de conduire de leurs salariés.
En l'état actuel, le
code de la route (art. L. 225-3 à L. 225-5) limite très précisément les
personnes pouvant se voir délivrer des informations nominatives
relatives à la situation du permis de conduire d'un automobiliste. Le
relevé intégral des mentions est accessible au titulaire du permis, aux
autorités judiciaires, aux officiers de police judiciaire chargés de
l'exécution d'une ordonnance juridictionnelle ou agissant dans le cadre
d'une enquête de flagrance ainsi qu'aux préfets.
Quant aux informations
relatives à l'existence, à la catégorie et à la validité du permis,
elles sont communiquées, sur demande, au titulaire du permis (ou à son
avocat ou mandataire), aux autorités étrangères et celles des
territoires et collectivités d'outre-mer aux fins d'authentification du
document, aux officiers ou agents de police judiciaire agissant dans le
cadre d'une enquête préliminaire, aux gendarmes et fonctionnaires de
police habilités à procéder à des contrôles routiers, aux agents de
police judiciaire adjoints et garde champêtres habilités à constater
les infractions prévues par le code de la route, aux autorités
administratives civiles ou militaires pour leurs employés conducteurs
de véhicules à moteur, aux entreprises d'assurance pour les personnes
dont elles garantissent la responsabilité encourue du fait des
accidents de la circulation ainsi qu'à l'organisme chargé de la gestion
des cartes de conducteurs délivrées dans le cadre du contrôle des
transports routiers.
L'article L. 225-6 dispose expressément qu'aucune
information nominative relative au permis de conduire ne peut être
divulguée en dehors de ce cadre.
13ème législature
| Question N° :
45777
|
de
M.
Baguet Pierre-Christophe
(
Union pour un Mouvement Populaire
- Hauts-de-Seine
) |
QE
|
|
Ministère interrogé : |
Transports
|
|
Ministère attributaire : |
Transports
|
| |
Question publiée au JO le :
31/03/2009
page :
3042
|
| |
Réponse publiée au JO le :
28/07/2009
page :
7534
|
| |
|
|
Rubrique :
|
sécurité routière
|
|
Tête d'analyse :
|
permis de conduire
|
|
Analyse :
|
retrait de points. information
|
|
Texte de la QUESTION :
|
M. Pierre-Christophe Baguet attire l'attention de M. le
secrétaire d'État chargé des transports sur un vide juridique dans
l'usage professionnel et personnel du permis à points. Des accidents
récents ont mis en cause des chauffeurs de bus qui avaient pourtant
fait l'objet d'un retrait de permis de conduire, pour certains depuis
plus de 6 mois comme dans le cas de Grigny. Le système juridique actuel
n'établit pas de connexion entre l'usage professionnel et personnel du
capital de points d'un automobiliste. Aussi, il lui demande quelles
mesures il compte prendre afin de remédier à cette situation et
permettre au moins aux entreprises de transport public d'avoir accès à
ces informations.
|
|
Texte de la REPONSE :
|
En l'état actuel de la réglementation, les employeurs n'ont pas la
possibilité de se voir communiquer les informations nominatives
relatives à la situation du permis de conduire de leurs salariés. Le
code de la route (articles L. 225-3 à L. 225-5) limite très
précisément les personnes pouvant se voir délivrer ce type
d'information. Suite à l'accident récent, causé par un car conduit par
un chauffeur qui faisait l'objet d'une invalidation de permis de
conduire, le Gouvernement a décidé de mettre en place un groupe de
travail afin d'étudier l'opportunité de la mise en place d'un
dispositif d'information des employeurs concernant la situation du
permis de conduire de leurs salariés. La première réunion de ce groupe
de travail devrait intervenir dès la mi-juillet. |
|